VéloTaf

On désigne par “vélotaf” le fait d'utiliser un vélo pour effectuer les trajets domicile-travail, appeler aussi déplacements pendulaires.

Vous trouverez pas mal d'informations sur le forum éponyme forum.velotaf.com.

Pourquoi ?

Si vous lisez cette page, c'est que vous êtes tenté.e par l'affaire. Mais pour enfoncer le clou, quelques motivations :

  • À vélo, vous faites de l'exercice ! Pas du sport, mais de l'exercice, qui nous fera économiser des frais de santé et vous rendra de bonne humeur.
  • À vélo en ville, votre déplacement est plus fluide et vous trouverez toujours une place pour vous garez.
  • À vélo, vous n'êtes plus enfermés. Vous pouvez engager la discussion avec un passant, passer en mode piéton en 2 secondes, vous arrêtez dans une boulangerie au passage, être réactif face à votre environnement (aider une personne en difficulté, ramasser un déchet, …)

Choix du vélo

Pour pouvoir utiliser son vélo au quotidien, il me paraît important d'avoir un vélo fiable et de trouver le bon compromis entre confortable et performant. Niveau fiabilité, quelques conseils personnels :

  • Consulter un vendeur de vélos urbains, un vrai, pas un commercial en vélo de loisir (VTT ou route), mais un vendeur qui saura vous conseiller en fonction de votre usage urbain. Pour ma part, j'ai été séduit par la qualité et la sympathie du réseau Cyclabe. Il existe certainement des indépendants au moins aussi bien, mais évitez les grandes surfaces du vélo.
  • Y mettre le prix, selon vos possibilités bien sûr. Au début, j'étais un peu frileux à mettre plus de 500€ dans un vélo, mais au final on y gagne en plaisir et sérénité. Après on peut se débrouiller avec un vélo récupéré à 30€ en bricolant bien, voir en contactant un atelier de réparation de vélo (heureux cyclage, Atelier VéloCité63, Un guidon dans la tête à Clermont-Ferrand, …)
  • Avoir un bon antivol et y mettre le prix dès le début (au moins 50€). Voir les conseils de la FUB.
  • Avoir des éclairages intégrés, c'est l'assurance d'être mieux vus sans avoir à bricoler avec des piles
  • Avoir des gardes-boues, histoire de pas se faire arroser dès que la chaussée est mouillée
  • Avoir un porte-bagage pour y accrocher ce qu'on veut :
    • des grandes sacoches, le moins cher et plus polyvalent, pour transporter facilement des courses
    • une sacoche amovible pour ses affaires du boulot
    • un sac à dos accroché sur le porte-bagage
    • des enfants
  • Éventuellement (augmente le budget) opter pour un dérailleur moyeu (type nexus speedhub), ça limite l'entretien, évite les sauts de chaîne, et permet de passer les vitesses à l'arrêt (pratique en ville)
  • Les vélos moins chers sont plutôt des VTT, mais en ville il vaut mieux un vélo avec des roues plus étroites (type Schwalbe Marathon), vous y gagnerez en roulabilité sur le bitume. Niveau qualité, nous sommes nombreux à saluer la resistance des pneus de la marque Schwalbe.
  • Une sonnette ! À utiliser pour signifier aux piétons qui marchent sur les pistes cyclables (mais qui a donc eu l'idée de les mettre sur les trottoirs) que vous allez passer près d'eux. Ça permet donc d'éviter de leur faire peur, et accessoirement qu'ils changent de direction d'un coup et se retrouve (au mieux) sur votre guidon.

Le problème du confort est que c'est une notion tout à fait subjective, il faudra donc essayer plusieurs modèles pour trouver “votre” monture, celle que vous chevaucherez sans réfléchir pour avaler les kilomètres. Le compromis se fera lorsque vous sacrifierez quelques kilos pour un peu plus de confort. Préférez-vous un vélo léger qui file avec de petits pneus ou bien un vélo suspendu avec de gros pneus (comme les “Big Apple”) ? Cela dépend aussi de votre posture, bref il faut essayer.

Équipement du cycliste

Bon, vous avez un vélo qui roule, c'est bien et il peut encaisser toutes les crasses de nos routes. Maintenant voyons comment parer aux variations climatiques :

  • Une veste imperméable et respirante, type randonnée ou spécialisée cycliste, qui vous protègera du vent et de la pluie, sans vous créer une étuve
  • des gants de cyclistes, moi j'en ai deux paires : une plutôt légère qui apporte du confort, me protège un peu de la pluie et me tient chaud jusqu'à 5°C, et une autre plus chaude et imperméable
  • un pantalon de pluie, facile à enfiler sans défaire ses chaussures donc avec un système de zip ou velcro suffisamment large. De même que la veste, un modèle respirant permet de l'utiliser confortablement même si il fait chaud (et on se réchauffe vite à vélo). À toujours avoir avec soi, car quand il pleut (ce qui peut rester assez rare finalement) il vaut mieux le mettre rapidement avant d'avoir le pantalon trempé pour la journée.
  • Le casque ? Faites comme vous voulez. Moi, par habitude je continue d'en mettre un, mais vous faites comme vous voulez
  • Un bonnet bien chaud. J'ai un modèle “windstopper” très efficace et passe bien sous le casque
  • Chaussettes/chaussures : rien de particulier pour moi. Des chaussettes en laine quand on passe sous 0°C et sandales quand il fait plus de 20°C. Il faut être à l'aise dans ses chaussures ;-)

Conduite

Circuler à vélo en ville s'apprend avec l'expérience et peut aussi dépendre de la qualité des aménagements de sa ville, du nombre d'automobiles, … Première chose : Les cyclistes ont leur place sur la route ! Trop de cyclistes ont peur de déranger sur la voie publique et essaie donc de se faire oublier. Alors qu'au contraire, il faut vous faire remarquer, car vous êtes un élément fragile sur la chaussée et qu'en plus vous montrez fièrement la voie de la mobilité active et non polluante. Quelques conseils :

  • Attention aux portières des voitures stationnées, et donc veillez à ne pas roulez trop près. Il m'arrive de rouler hors de la bande cyclable si elle est le long d'une rangée de voitures. En théorie, le conducteur doit s'assurer qu'il peut ouvrir sa portière sans danger pour autrui (article Article R417-7 du code de la route)
  • Chercher le regard des conducteurs. S'il ne vous regarde pas, il ne vous verra pas. C'est aussi un moyen efficace de lui montrer que vous l'avez vu.e et de pouvoir signaler votre intention.
  • Aux endroits où vous sentez qu'un dépassement serait dangereux, n'hésitez pas à vous imposer au milieu de la chaussée pour dissuader l'automobiliste
  • Adaptez votre allure à votre condition physique et à l'état dans lequel vous voulez être à l'arrivée. En clair, moi je roule plus vite quand il fait moins de 10°C et beaucoup moins vite quand on dépasse les 25°C. Prenez le temps aussi d'apprécier le paysage, de sourire aux piétons, vous n'êtes plus enfermé !

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